Éco-conception web

On ne s’en rend pas forcément compte mais les sites web et tout l’écosystème d’Internet et des réseaux informatiques a un impact important sur notre planète.

éco conception web
La page d’accueil de ce site passé au crible de l’écoindex !
  • La production du matériel informatique consomme beaucoup de ressources (et pas seulement des métaux rares) et d’énergie. Il faut ainsi 500T de CO2 et 2000 kilowattheures d’énergie pour fabriquer un ordinateur portable.
  • Le matériel informatique devient vite obsolète et se recycle mal.
  • Le matériel informatique consomme de l’électricité.
  • Les datacenters sont des gouffres énergétiques et il est difficile de concilier les impératifs de performance avec une faible empreinte écologique. 4% de l’électricité mondiale pour les seuls serveurs.

Regarder une vidéo de chat sur Youtube ou des photos sur Facebook tout en visionnant une série en streaming sur Netflix et répondre à quelques emails est indolore pour l’utilisateur. Mais l’impact écologique est important. Surtout qu’il est multiplié par des milliards d’utilisateurs.

Je suis d’ailleurs le premier concerné (en ce moment, j’ai 2 écrans allumés, 2 téléphones, de la musique en streaming sur Youtube et une dizaine d’onglets ouverts affichant des sites web).

L’éco-conception web, c’est quoi ?

Les spécialistes IT peuvent consulter la liste des bonnes pratiques GreenIT.

Les développeurs web peuvent agir à leur échelle en produisant des sites web écolo. Comment ? L’éco-conception web c’est tout simplement la frugalité intelligente appliquée aux sites web :

  • Choisir des hébergeurs éco-responsables : pas mal de greenwashing mais certains hébergeurs sont dans une vraie démarche écolo. Par exemple, Infomaniak s’est fixé des contraintes vertes depuis 2007 et ils sont certifié ISO 14001 et 50001 (management environnemental et gestion de l’énergie). Pour les hébergeurs, l’enjeu écologique est aussi (surtout) un enjeu économique car il y a de belles économies à faire en investissement dans du matériel et des technos qui réduisent la facture d’énergie (l’électricité est le premier poste de dépense des data-centers).
  • Coder simple et ne pas surcharger son code. Jquery est-il vraiment nécessaire ? WordPress est-il nécessaire pour un site statique ? Slider Revolution est-il impératif pour un diaporama ? Google Maps est-il obligatoire pour afficher un plan carto ? Faut-il charger toutes les Google Fonts ?
  • Suivre des référentiels de développement. Coder pour durer longtemps. Se baser sur les 115 bonnes pratiques.
  • Réduire les tailles et les poids des images et des médias. Ce point seul a un impact très visible. Moins de données échangées, c’est mieux.
  • Utiliser des mécanismes de cache et autre outils orientés vitesse/performance pour tout accélérer.
  • Pratiquer la frugalité heureuse avec ses données. Faire des nettoyages réguliers, ne conserver que ce qui est utile, s’assurer que ces sauvegardes fonctionnent plutôt que de les avoir en double/triple/quadruple…
  • Débrancher / désinstaller / résilier les matériels / services inutilisés.
  • Tester l’impact d’une page web sur Ecoindex.

Ce sont donc beaucoup de petits ajustements à faire. Certains sont pénibles et forcent à se remettre en cause. D’autres sont vraiment simples et ne souffrent d’aucune excuse. Et comme ce type de chantier est bon pour le karma, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

Beaucoup de ces préconisations permettent d’alléger les sites web et de minimiser les temps de téléchargement. En plus de l’empreinte écologique, il y a aussi deux effets de bord très intéressants : l’internaute tout comme Google apprécient les sites rapides !

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