Je veux un lien mais attention ce n’est pas un lien

Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive des demandes de partenariat (pour du contenu, pour des liens). Parfois c’est très bon, parfois c’est très mauvais.

L’exemple le plus récent est plutôt bien tourné et personnalisé. En voici un extrait (le soulignement était dans l’email).

demande de lien
Un exemple d’une demande de liens reçue par email

Le passage vraiment intéressant c’est :

« Je me permets de préciser qu’il ne s’agit pas ici d’une demande d’achat de lien […] » suivi à la ligne d’après par « La seule petite chose que je voudrais te demander en échange est de faire un petit lien vers […] ».

Mon contact demande donc un lien mais dit que ce n’est surtout pas un lien acheté qu’elle souhaite !

Google est très clair. Manipuler les liens, peu importe le moyen, est interdit. Ici, on est clairement dans de la manipulation de liens. Je le sais, mon interlocutrice aussi et tous les référenceurs aussi. C’est le jeu. Les règles établies par Google sont limpides (les voici) et chacun prend ses responsabilités. Pour ma part, suivant les projets et le contexte, je fais ou je ne fais pas de liens.

L’échange proposé n’est pas directement un lien acheté mais il y a clairement un bénéfice et une contre-partie.

J’aime bien utiliser l’exemple d’Interflora pour expliquer ou se situe la ligne à ne pas franchir. Il y a quelques années, au Royaume-Uni, Google avait sanctionné le célèbre fleuriste parce qu’il avait envoyé des bouquets à des blogueurs peu avant la fête des mères en espérant des publications et des liens vers sa boutique en ligne en retour. C’était peut-être une bonne idée mais ça n’a pas du tout plu à Google.

Ici, mon interlocutrice me propose plus de 100 euros d’avantages et de services gratuits. Ce n’est pas un chèque pour faire un lien mais ça sent quand même très fort le lien acheté. Google pourrait donc sanctionner.

Là ou Google est fort c’est qu’il arrive à faire tellement peur aux webmasters que certains essaient de justifier qu’ils ne demandent pas de liens alors qu’ils le font. C’est complètement vain : si Google décide de sévir, j’imagine mal l’entreprise pénalisée envoyer ses copies d’email à Google pour prouver qu’elle ne voulait pas acheter de liens !

Les liens sont un des piliers incontournables de l’algorithme de Google. Et plus les mots clés sont concurrentiels, plus les liens entrants ont de l’importance. Google est coincé car pour l’instant, il n’est pas capable de se passer de liens. Donc il brandit la menace de sanctions, reste évasif, implacable et noie le poisson en expliquant, par exemple, qu’il faut avoir un site rapide…

Donc en attendant que Google trouve une alternative, bon netlinking (mesuré et intelligent) à tous !

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