Je suis surveillé arrggh !

En l’espace de quelques mois, j’ai démasqué (c’est un grand mot) 2 consultants SEO renommés qui étaient venus sur un de mes sites bien placé sur toute une ribambelle de mots clés proches de l’acte d’achat dans le domaine du sport. Sur ce site, je sais que je passe devant quelques gros sites de la discipline qui se concentrent uniquement sur les produits. Pour ma part, je mise plutôt sur les conseils et j’attire logiquement un grand nombre de débutants qui sont à la recherche de recommandations plutôt que de vendeurs aux dents longues.

Ainsi, j’ai donc vu passé 2 personnages de la SEOsphère française qui ont tout simplement laissé leur vrai email professionnel sur la newsletter. Alors soit les référenceurs français sont attirés par le sport (et pourquoi pas ?) soit ils sont venus en mission commandée (et pas très discrètement en plus).

C’est à la fois effrayant et gratifiant 😉 mais je pense qu’ils ont été globalement déçus.

Pourquoi je me suis fait auditer ?

La raison principale du succès de ce site tient à peu de choses :

  • Publier régulièrement (1 fois par mois) ;
  • Poster du contenu qui répond aux attentes des internautes.

À part ces 2 points qui sont surtout issus du bon sens, pas grand chose à se mettre sous la dent : 1 vieille redirection de domaine, un peu de netlinking à base d’annuaires et quelques échanges entre sites de la même thématique… Le domaine a peu de liens, peu de trust et peu de citations.

Je ne travaille que très mollement les requêtes phares, je néglige les fondamentaux (balises Hx, meta description) et je fais peu de liens entre les contenus. L’architecture du site est mauvaise (c’est un WordPress avec un mega menu) et les performances sont médiocres. Et pourtant le site ranke.

Mais alors pourquoi ce site ranke-t-il ?

Le SEO c’est bien mais ce n’est qu’un outil. Tout comme le sont l’email marketing, Adwords ou tout autre moyen de générer du trafic. Et dans le cas présent, je suis désormais persuadé que le SEO technique est vraiment annexe.

Là ou Google est fort, c’est qu’il arrive désormais à pousser vers le haut des SERPs des sites techniquement moyens mais qui plaisent à l’internaute. Car je sais que ce site plaît aux internautes. Les métriques utilisateurs sont bonnes (surtout en fonction du profil des lecteurs – plutôt jeunes, consultations depuis mobiles) et les interactions sont nombreuses (à défaut d’être riches). C’est le seul site que j’ai sur lesquels les commentaires continuent à croître alors que partout ailleurs, les discussions se déplacent vers les réseaux sociaux.

Une conclusion attendue ?

C’est un peu simple comme conclusion mais « le contenu est roi » est toujours d’actualité. L’internaute se moque de la techno, du graphisme ou du blingbling. Si on arrive à répondre simplement à ces attentes, il est satisfait. Et il revient.

Par contre, je souhaite du courage à mes 2 confrères qui sont venus regarder comment je faisais pour être devant sur ces requêtes. Ça la fout un peu mal, dans un rapport SEO, de dire : « Ce site utilise une techno commune, fait moins de liens que vous, a une architecture fouillie et publie 1 fois par mois. Voila, voila. Comme recommandation, vous pourriez peut-être écrire une FAQ avec des conseils… ».

Dans nos métiers hyper techniques, il faut parfois redescendre sur terre. Les préconisations de bon sens que tout le monde connaît sont essentielles. Leur grande diffusion ne leur fait pas perdre de valeur et il ne faut pas les négliger.

La patience, l’effort soutenu dans le temps et l’intérêt réel porté au contenu produit afin de satisfaire le lectorat est toujours une des clés de la visibilité sur le web.

3 thoughts on “Je suis surveillé arrggh !”

  1. Très bon article bravo 😉

    Vous avez raison, cependant certaines optimisations techniques comme le fait de rendre son site responsive, ou encore d’améliorer le temps de chargement des pages restent également clé pour référencer un site web.

  2. @Jm,
    Je ne suis pas forcément d’accord. Un site extrêmement lent sera pénalisé par Google mais un site moyen en terme de performance n’aura pas de problème pour caracoler en tête des SERPs et passer devant des sites peut-être plus rapide mais moins bon sur d’autres critères (archi / contenu / netlinking).
    Pour le responsive, je ne suis pas non plus en phase. Un site responsive est souvent plus léger et évite les problématiques de contenu en double (version mobile / version ordi) mais suivant les usages des internautes cibles, ce n’est pas du tout un passage obligé à court terme pour améliorer son référencement naturel. Si je sais que mes visiteurs consomment mon contenu en mobilité, oui mon site doit être responsive. Si mes visiteurs consultent uniquement derrière leur ordi, le responsive n’est pas la priorité (même si Google pousse dans l’autre sens). Au final, Google veut que les internautes soient satisfaits de leurs recherches. Si je propose une ergonomique adaptée aux usages et attentes de ma cible (qu’ils soient dans les transports en commun ou derrière leur bureau), je n’ai pas de souci à me faire.

  3. C’est devenu plutôt courant de prendre en compte l’expérience utilisateur comme véritable vecteur de performance dans le positionnement. Si on prend en compte la durée des sessions par exemple, qui croit obligatoirement quand les utilisateurs commentent, on a là le profil d’un site « utile » qui capitalise sur son engagement. C’est quelque part entre le branding et le design thinking, alors qu’en réalité en dehors de tout jargon lénifiant, cela consiste simplement à s’intéresser aux gens. S’abonner aux newsletters de bons sites, c’est une bonne pratique pour rester en éveil et s’inspirer !

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