Et si mon site web disparaissait demain de Google ?

Parfois, il faut sortir le nez du guidon et essayer de voir un peu plus loin que le travail quotidien d’analyse de stats, de création de backlinks et d’optimisation de pages web. Cet article parle de référencement d’un point de vue non technique mais a aussi pour but d’interpeller sur certaines de nos pratiques et d’inviter à la réflexion.

Voici donc un petit rappel à l’intention des référenceurs et des webmasters de sites web.

Préalable sur le web et le SEO

  • Les résultats de recherche ont changé par le passé.
  • Les résultats de recherche changeront dans le futur.
  • Être listé dans un moteur de recherche est un cadeau, pas une obligation.
  • Les moteurs de recherche font ce qu’ils veulent et n’ont pas à se justifier.
  • Le web évolue sans cesse. Stagner c’est mourir.

Par rapport à ces contraintes fortes :

  • Puis-je me permettre de dépendre des résultats actuels comme moyen principal de générer du trafic, des leads… ? le référencement web est-il la meilleure solution (comparé à l’achat de mots clés, l’affiliation, la constitution d’un fichier email/newsletter, la communication hors ligne…) ?

Par rapport à mon site web et à son contenu :

  • Le contenu est-il vraiment unique ?
  • Mon site web est-il « indispensable » ou tout du moins considéré comme une ressource utile voire précieuse ?
  • Le contenu est-il apprécié et mesuré efficacement (nombre de tweets, nombre de commentaires, re-diffusion blog, like, +1…) ?
  • Si le site disparaît entièrement demain et est irrécupérable (piratage, vol de nom de domaine, négligence dans les sauvegardes…), quel sera l’impact sur l’entreprise ?

Par rapport aux habitudes des internautes :

  • Mon site web est-il en accord avec les pratiques et attentes actuelles des internautes (par exemple web mobile, géolocalisation, vie privée…)?

Par rapport aux outils tiers :

  • Que se passe t-il si les outils tiers utilisés au sein des pages du site web disparaissent, changent radicalement d’orientation ou de licence ou deviennent trop prohibitifs (site d’hébergement de vidéos, réseaux sociaux, outils de statistiques, consoles webmasters, outils métiers, plugins ou logiciels discontinués…) ?

Par rapport aux outils de recherche :

  • Le référencement est-il propre ? Des risques de pénalités pour suroptimisation ou utilisation de tactiques grey hat / black hat existent-ils ?
  • Honnêtement, est-ce que mon site mérite vraiment d’être positionné la ou il se trouve ? Est-ce que je bénéficie d’un traitement injustement valorisé ?
  • Les autres moteurs me traitent-ils mieux / moins bien ? et pourquoi ?
  • Mon modèle de génération de trafic va t-il durer ?
  • Que se passe t-il si Google décide de me bannir ?

Par rapport à la concurrence :

  • En toute objectivité, mes concurrents méritent-ils d’être là ou ils sont ?
  • Quel est le risque lié à l’apparition d’un ou plusieurs concurrents ?
  • Quel est le risque de se voir dépasser par des concurrents sur le web ?
  • Quelle est la criticité des deux points précédents ?
  • Ai-je mis en place les outils adéquats et les alertes pour surveiller la concurrence ?

Qu’en pensez le vous ? Quels autres points ajouteriez-vous ?

11 réflexions au sujet de « Et si mon site web disparaissait demain de Google ? »

  1. Je rajouterais : ai-je fait des bêtises en recourant à un logiciel de création automatique de liens, qui a créé 1000 liens en une seule journée sur des annuaires à Page Rank 0 ?

  2. J’ajouterais que l’identité visuelle du site, le design, l’ergonomie d’un site web sont aussi à prendre en considération car cela développe la fidélité de l’internaute et son confort de navigation.

    De plus la rédaction trop optimisée devient vraiment pénible pour l’internaute

    Si les internautes reviennent le positionnement est amélioré.

    Depuis Panda cela revient au devant de la scène !

  3. De plus la rédaction trop optimisée devient vraiment pénible pour l’internaute

    Un texte rédigé exclusivement pour le référencement est un non sens. L’internaute doit primer dans tous les cas.

    Si les internautes reviennent le positionnement est amélioré.

    Je ne suis pas sur d’avoir bien compris ?

  4. Cette liste à de quoi faire peur, mais je pense qu’il est essentiel de voir loin, trés loin.

    Malgrés cela, on ne peut pas tout éviter sauf si on a une énorme expérience dans le domaine.

    On peut peut être rajouter le référencement est un bon retour sur investissement depuis la création du site web, la propulsion du site en premiére page etc.

  5. Je pense que l’on peut dire qu’il ne faut pas baser un business uniquement sur sa position dans un moteur de recherche car même si l’on est une grosse société, on peut disparaître totalement du jour au lendemain. Multiplier l’affiliation peut être une bonne source de traffic si l’on arrive à intéresser de multiples partenaires ayant une présence importante sur le web.

  6. Toutes les questions abordées ici sont particulièrement pertinentes. Celle qui me paraît la plus importante est celle sur l’impact du référencement sur l’entreprise car à elle seule, elle oblige à réfléchir sur le point d’équilibre du site.

    Malgré, tout l’engagement et le coté affectif que l’on peut y mettre, en lui même le site internet n’a pas réellement d’importance. S’il disparait, demain tout le monde l’aura oublié. En revanche, il est indispensable pour les gens qui en vivent. Se poser la question de la survie de l’entreprise, oblige donc forcément à se poser les autres bonnes questions sur la place du site sur le web et la qualité globale de son référencement : moteurs de recherche et tout forme de marketing comprise.

  7. Totalement d’accord avec le commentaire précédent ! « la question de la survie » amène à se poser des questions sur ses propres pratiques, mais aussi, et j’en parle souvent, sur la question de la dépendance. Trop souvent, de nombreux sites sont dépendant de Google (pour le trafic ou la rémunération). Si l’on fait une comparaison avec la « vraie vie », aucun magasin ne se contente d’un référencement dans les pages jaunes… ou dans l’annuaire de la commune. Il faut multiplier ses sources, et ses revenus, pour pouvoir surmonter un éventuel problème !

  8. Et oui c’est un scénario cauchemardesque, mais toutefois réaliste.. Il y a peu j’ai cru qu’un de mes sites était sanctionné de Google, du coup la panique.. Heureusement, fausse alerte et plus de peur que de mal.. Mais pour pallier à celà, la seule issue est de multiplier ses sites, du coup si un est sanctionné, ce n’est pas la fin du monde car il reste les autres…

  9. D’où la fameuse règle des 3 tiers de fromage ( 1/3 moteurs/ 1/3 bookmarks / 1/3 referrers), j’aime bien citer le site Koreus comme exemple de réussit sans google. Et pourtant il ne paye pas de mine mais il a su créer une réelle émulsion avec ses visiteurs!

  10. Il est certain qu’il est essentiel de remettre continuellement sur sa stratégie de communication sur le web. Il faut s’attendre à faire face à une remontée de la concurrence en anticipant sur de nouvelles solutions en permanence.
    En ce qui concerne les moteurs de recherche, suivre l’actualité de l’évolution des algorithmes de Google est primordial. Cela nécessite une veille constante.
    Soyons prudents donc mais surtout de pas oublier d’être ambitieux et de viser plus haut ! 🙂

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