Neuromarketing : et si on demandait directement au cerveau ce qui fait vendre ?

Il y a parfois des lectures qui font l’effet d’un coup de poing. « The Buying Brain: Secrets for Selling to the Subconscious Mind » fait partie de ceux là. J’ai entamé la lecture de ce livre en dilettante mais j’ai rapidement accroché.

neuromarketing
Découvrir le neuromarketing

Ce livre parle de la façon dont notre cerveau, conditionné par des dizaines de milliers d’années d’évolution régit encore aujourd’hui de façon complètement automatique et inconsciente nos pulsions. Rien de bien nouveau ici mais l’application concrète au marketing est étonnante / effrayante.

D’ailleurs, en France, le neuromarketing est interdit (mais pas chez nos voisins belges ou anglais). Car derrière cette appelation barbare se cache un ensemble d’outils qui permet de comprendre ce qui motive nos décisions (d’achats typiquement).

Le neuromarketing expliqué simplement

Concrètement, on utilise un panel limité d’utilisateurs (pas besoin de beaucoup car les résultats ne sont pas filtrés par notre conscience) et on les place sous des appareils médicaux poussés : IRM, scanners, électro-encéphalogrammes et toute la panoplie des outils d’imagerie cérébrale. On suit alors un protocole de test et on soumet les utilisateurs à des stimulations (vue, odorat, toucher, goût…) et on regarde comment le cerveau se comporte.

Au préalable, on aura calibré les utilisateurs afin de savoir ce qu’ils aiment et utilisé les données collectées par les machines afin de pouvoir bien repérer les  réactions du cerveau. Ne reste alors plus qu’à comparer.

Là ou cette technique est effrayante réside dans le fait qu’elle est capable de collecter des informations sans le consentement de l’utilisateur et surtout de l’utiliser afin de lui faire faire quelque chose qu’il ne souhaite pas forcément (influencer l’achat). D’un point de vue éthique, c’est limite limite.

On apprend au fil du livre que ce qui compte dans l’ouverture d’un pot de yaourt, ce n’est pas forcément le contenant ou le goût mais plutôt le plop que fait l’opercule. On comprend pourquoi nous préférons les allées larges dans les supermarchés et pourquoi les rayonnages arrondis sont plus plaisants que ceux qui ont des formes géométriques.

Beaucoup d’exemples et une belle plongée dans un monde que les grandes marques utilisent mais que la plupart d’entre nous ignoront totalement. Rien d’applicable au quotidien mais une belle découverte.

Une réflexion au sujet de « Neuromarketing : et si on demandait directement au cerveau ce qui fait vendre ? »

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