De si fragiles youtubeurs

YouTube a changé sa façon de classer les vidéos depuis septembre 2016. Conséquence concrète : il y a des ravis (que l’on entend pas) et des mécontents (qui se plaignent des récentes modifications).

youtube, visionnage de vidéos
Modications sur l’algo de YouTube. Qui en profite ?

Derrière cette mise à jour de son algorithme, YouTube a décidé de privilégier la durée de visionnage (le watch time) au détriment du nombre d’abonnés à une chaîne. Les vidéos suggérées sont prioritairement celles qui sont regardées en entier alors qu’auparavant celles qui étaient beaucoup cliquées avaient plus de visibilité.

YouTube (c’est Google – et YouTube est le deuxième moteur de recherce au monde) a apporté ces modifications car :

  • Pour satisfaire l’internaute, il vaut mieux lui afficher des vidéos qu’il est susceptible de visionner en entier ;
  • Pour augmenter le CA de YouTube qui repose sur la publicité, il est plus intéressant d’avoir des internautes qui regardent longtemps les vidéos car ils seront tout simplement plus exposés à la publicité.

Aujourd’hui, il « suffit » donc de faire de bonnes vidéos captivantes pour voir ses métriques augmenter : nombre de visionnages, hausse des recommandations dans les contenus suggérés, remontée sur la page d’accueil. Ça déplaît aux gros YouTubeurs et aux comptes avec beaucoup d’abonnés mais ça permet aux plus petits de tirer leur épingle du jeu.

Pour YouTube, c’est une modification bien pensée car elle ne peut que favoriser ses propres intérêts : Comme il y a désormais plus de possibilités pour les petits producteurs de vidéos et pour ceux qui veulent faire de la qualité, il y a aura plus de contenus. La barrière à l’entrée pour faire un max de vues étant désormais plus basse, YouTube devrait enregistrer un nombre plus important de nouvelles vidéos. Qui réjouiront les visionneurs. Qui se transformera en plus de trafic. Qui affichera plus de pub. Qui fera plus de CA.

Derrière cette modification, ce qui mérite vraiment l’attention

Et les gros YouTubeurs dans tout ça ? Personne ne les plaindra vraiment. Par contre, s’il y a bien une leçon à retenir c’est que sur le web, quand on ne publie pas chez soi, on subit. Pourtant l’attrait du trafic facile attire les entrepreneurs du web comme le feu attire les papillons de nuit.

C’est la même chose avec les places de marché, avec la publicité en ligne (Adwords, Facebook Ads, l’affiliation) et avec le référencement naturel. À ne travailler qu’un seul canal, on se rend dépendant.

Et encore une fois de répéter : une bonne stratégie web doit permettre d’acquérir son trafic de sources variées et indépendantes. C’est plus long, c’est moins rentable tout de suite mais au final cela permet de passer de bonnes nuits tout en visant la performance sur le long terme.

Photo : Esther Vargas

Une réflexion au sujet de « De si fragiles youtubeurs »

  1. Bonjour article instructif qui doit inciter les (futurs) « petits » YouTubeurs à tirer effectivement leur épingle du jeu en proposant du contenu relativement court de qualité

    J’apprécie en passant vos articles courts, comme cet article qui se lit rapidement, va à l’essentiel, aide à la réflexion avant d’agir. Merci Christophe.

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